L’agneau de lait des Pyrénées obtient son IGP

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10 ans que la filière travaillait pour obtenir une indication géographique protégée. Depuis le 3 octobre 2012, date de l’inscription au journal officiel, c’est chose faite, la tendre viande d’agneau de lait des Pyrénées tant appréciée au moment des fêtes, peut se targuer de la fameuse IGP. Cette distinction européenne offre désormais une garantie d’origine aux consommateurs ainsi qu’aux distributeurs. «Grâce à cette obtention nous allons pouvoir développer notre réseau de distribution et interpeller la curiosité des consommateurs en France et à l’exportation», explique Anne Dauvergne d’AREOVLA, l’association régionale des éleveurs ovins viande et lait. L’indication géographique protégée est le résultat des multiples concertations entre les différents acteurs de la filière pour établir ses caractéristiques: l’éleveur, l’entreprise d’abattage et le distributeur. En plus du Label Rouge que l’agneau de lait des Pyrénées peut afficher depuis 1992, l’IGP offre maintenant la garantie du suivi d’un cahier des charges et protège la provenance qu’elle porte en son nom.

L’agneau de lait des Pyrénées obtient son IGP

La garantie d’une origine

Car seule la partie sud du Gave de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques ainsi que des cantons limitrophes dans les Hautes-Pyrénées accueillent cet élevage bien spécifique. Soient quelques 800 éleveurs des montagnes basco-béarnaises, qui produisent l’agneau de lait des Pyrénées. « Il s’agit en fait de la zone qui couvre l’AOP (appellation d’origine protégée) Ossau-Iraty. Car ce sont d’une manière générale les mêmes éleveurs qui fabriquent le fromage et qui produisent l’agneau de lait des Pyrénées. Forcément pour avoir du lait il faut d’abord un agneau!», explique Anne Dauvergne. La méthode d’élevage est typique des Pyrénées-Atlantiques. Elle est liée à la tradition ovine et laitière du territoire. Ce savoir-faire n’a pas d’équivalent et l’IGP vient reconnaître la typicité de ce produit. D’une part les différentes races locales, la Manech tête rouge, la Manech tête noire et la Béarnaise n’existent qu’en Pyrénées-Atlantiques. Ensuite les agneaux sont exclusivement nourris au lait maternel directement au pis et ils sont sevrés très tôt, à 45 jours maximum il sera abattu, au lieu des 150 jours pour l’agneau classique qui aura aussi mangé des céréales. C’est grâce à ces critères que la finesse du goût de la viande de l’agneau de lait des Pyrénées, sa texture fondante et sa couleur claire sont garanties. L’une des particularités du produit est aussi sa saisonnalité. La viande d’agneau de lait des Pyrénées n’est produite que d’octobre à juin car les brebis, animaux transhumants, sont en estive pendant l’été.

Avec les fêtes de fin d’année qui arrivent, l’IGP du met festif qu’est l’agneau de lait des Pyréneés, prendra tout son sens auprès des consommateurs en France et à l’étranger, quand le petit symbole “IGP” apparaîtra sur la viande commercialisée. Grands chef cuisiniers et amateurs pourront alors adapter sa chair à des mets traditionnels ou plus modernes, notamment dans la cuisine espagnole ou orientale.

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